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L'abbaye Notre-Dame de Triors renoue avec un long
passé
monastique : en 1984, quatorze moines bénédictins
de Fontgombault
répondent à l'invitation qui leur est faite de
s'établir dans le
château de Triors, construit aux XVIII°
siècle par Charles de Lionne,
abbé commendataire de Saint-Calais, non loin de Solesmes. Le
site,
ample plateau verdoyant adossé aux collines et face au
Vercors, se
prête à la vie de silence et de travail des
moines, qui y
perpétuent la tradition monastique de la région.
HISTOIRE
En effet, dès le XI° siècle,
Barnard, archevêque de Vienne,
fonde aux confins de son diocèse un monastère
bénédictin qui est à
l'origine de la ville de Romans sur Isère ; deux
siècles plus tard, les
reliques de saint Antoine Le Grand, patriarche de tous les moines
(+356), sont rapportées d'Orient par les croisés,
suscitant la
construction d'un sanctuaire confié aux
bénédictins de Montmajours.
SPIRITUALITE
Les bénédictins de Triors ont
dédié leur monastère à
Notre-Dame
dans le mystère de son Immaculée Conception,
cette pureté originelle
qui vient au secours des langueurs spirituelles de notre temps : par
elle, il témoigne de l'absolu de Dieu, dans une vie de
prière et de
travail qui chante la présence de Dieu et la paix
intérieure. Le
château, aux lignes rigoureuses, a été
intégré à un ensemble de
constructions sobres et élégantes propices
à la vie monastique : église
(1993) où le bois de la voûte en caisson se marie
au béton blanc sablé
des murs et des colonnes ; cloître avec ses
bâtiments adjacents,
hôtellerie et porterie. Tout a été
possible grâce à la
générosité des
fidèles. La liturgie monastique est à l'image de
ces réalisations
concrètes : simple et belle, d'aujourd'hui et de toujours,
de jeunes
voix redisent la louange traditionnelle, en latin et
grégorien.
Les moines accueillent pour des temps de retraite et de
ressourcement ceux qui, respectant le silence du monastère,
savent se
contenter de l'austérité qu'on y trouve et
souhaitent participer aux
principaux offices liturgiques. |
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